Comment en est-il arrivé là?
L'enfance de l'art. Un grand-père mélomane s'applique à faire d'Andrès un musicien, lui filant entre les pattes guitares, flûtes et percussions. Ça se passe en Espagne, dans les années 1970.
Découverte du synthétiseur. Arrivé à Genève en 1980, Andrès prend des cours de piano classique, puis ouvre ses horizons vers le jazz et les musiques improvisées. Il tombe en arrêt sur les disques de Herbie Hancock et de Joe Zawinul, qui le poussent à remuer ciel et terre pour s'acheter son premier synthétiseur. Révélation. La course à l'équipement commence: boîtes à rythme, séquenceurs, ordinateurs... Andrès découvre qu'il peut produire sa musique tout seul. Des cours de musique électroacoustique au Conservatoire Populaire de Genève (avec Rainer Boesch) lui permettront, à l'âge de 17 ans, d'étoffer ses connaissances techniques en la matière.
Décollage sur les scènes théâtrales. Vers 20 ans, Andrès démarre enfin sa carrière de musicien pour la scène, travaillant sur des spectacles de danse contemporaine et de théâtre. Il n'abandonnera jamais ce domaine, s'illustrant dans une quarantaine de productions, dont certaines feront le tour du monde (Teatro Malandro, Alias compagnie, L'Alakran). Plus récemment, il commence à recevoir des commandes pour des musiques de film.
L'apprentissage du travail en studio. En parallèle, Andrès fonde I Mericani, groupe pratiquant le brassage sonore à large spectre (folk global, rock, jazz), avec lequel il se produit dans toute l'Europe et au Canada. Le groupe sortira quatre albums, ce qui permettra à Andrès d'expérimenter tous les aspects du travail en studio. C'est lui, en effet, qui produit, enregistre et mixe les compositions du groupe.
L'éclosion électronique. Son penchant pour la musique électronique pousse Andrès à proposer ces sonorités-là dans tous les contextes où il s'active. Mais il finit par se rendre compte que c'est en solo qu'il peut concrétiser ses visions et réaliser ses désirs dans ce domaine. En 2000, Andrès produit I Am Your Friend, album électronique qui récolte beaucoup d'éloges mais qui restera bloqué dans les tiroirs d'un label trop négligent. Cet opus verra enfin le jour en 2006, en version digitale, sur le label Helvet Underground.
A l'orée du nouveau millénaire, la formidable floraison de la scène techno genevoise permet à Andrès de trouver de nouveaux partenaires de jeu. Le voici engagé avec Philippe Quenum sur plusieurs titres pour les labels Imploz, Toys for Boys et Num. Le voilà avec Paris The Black Fu (Detroit Grand Pubahs) dans le duo AG/BG, pour lesquel il signe tous les tracks de l'EP Blind Date w/Dr. Bootygrabber sur le label Logistic.
Vient ensuite la rencontre avec Martin Schopf (Dandy Jack), qui s'installe pendant quelques mois dans le studio d'Andrès en arrivant à Genève. Collaboration au long cours: les deux hommes créent le projet John Keys, avec des sessions live mémorables entre techno et cumbia (on y voit Andrès faire exploser un dancefloor à coups d'accordéon), ainsi qu'un EP sur Crosstown Rebels, Who is Afraid of Virginia Tsedong.
Et maintenant? 2008 s'annonce plein de surprises. Sur disque et en live, Andrès jongle entre le duo John Keys et le projet Andrès Garcìa & Dobradinha, avec deux chanteuses / rappeuses brésiliennes. Les scènes théâtrales l'attendent avec un nouveau ballet et une nouvelle pièce. Et le partenariat avec Philippe Quenum se prolonge en un projet très ambitieux. À suivre...
www.andresgarcia.ch
www.myspace.com/andresgarciach
www.myspace.com/johnkeys05
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